Dès la fin du Moyen Âge et tout au long de la Renaissance, la maison de Chabannes connaît une forte expansion territoriale, en s’appuyant sur les dons, les achats et les alliances matrimoniales. Issue du Limousin, elle s’installe durablement dans le Bourbonnais à partir de 1430, faisant de la seigneurie et du château de La Palice le cœur de son pouvoir lignager. Les membres de cette famille offrent dès lors un exemple particulièrement révélateur des dynamiques nobiliaires à l’œuvre durant cette période. En partant du Bourbonnais, et en s’intéressant à la présence des branches de la famille de Chabannes sur d’autres territoires du royaume de France, il s’agira de mettre en lumière les modalités de construction de l’identité nobiliaire, ainsi que l’ancrage spatial de cette maison. Outils de légitimation et de perpétuation du statut nobiliaire, ces éléments s’inscrivent également dans les mécanismes de transmission qui jouent un rôle fondamental dans la consolidation du pouvoir familial.
Coline Mounin, diplômée d’une licence d’histoire à l’Université Clermont Auvergne et d’un Master Cultures et Patrimoines de la Renaissance au Centre d’Études supérieures de la Renaissance (CESR) à Tours.


