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Aujourd’hui
  • Quand la Gendarmerie faisait face à l’Histoire : une conférence exceptionnelle à l’École de gendarmerie de Montluçon

    Ecole de Gendarmerie Caserne Richemont - 95, avenue Jules Guesde, Montluçon, France

    À l’occasion du 80ᵉ anniversaire de la Libération et dans le cadre du cinquantenaire de l’École de gendarmerie de Montluçon, la Société d’Émulation du Bourbonnais organisera, le vendredi 8 mai, une conférence historique exceptionnelle consacrée à la Gendarmerie nationale durant la Seconde Guerre mondiale. Accueillie au sein même de l’École de gendarmerie de Montluçon, cette rencontre revêt une portée hautement symbolique. Le site de la caserne Richemont, aujourd’hui dédié à la formation des gendarmes, fut en effet un lieu stratégique entre 1940 et 1944, marqué à la fois par la présence des forces d’occupation allemandes et par l’action déterminée de la Résistance pour les en chasser. Ce cadre singulier offre ainsi un terrain particulièrement pertinent pour interroger le rôle, les choix et les engagements de la Gendarmerie dans une période de profondes tensions. Une conférence à deux voix, entre histoire, formation et témoignage La conférence proposera une approche croisée, mêlant analyse historique et témoignage, autour de trois interventions complémentaires. Elle s’ouvrira par une communication de Luc de Marconnay, docteur en histoire (Université Paris-Sorbonne), officier de gendarmerie et auteur de "Les gendarmes de la garde personnelle du chef de l’État (1940-1944)", aujourd’hui en poste à la direction des ressources humaines de…

  • L’affaire de la forêt de Champroux (1753-1766) – Philippe Cachau

    Musée Anne-de-Beaujeu 5, place du colonel Laussedat, Moulins, France

    Philippe Cachau Chercheur associé (UR 538) Historien de l’art et du patrimoine En 1752, l’architecte du roi Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne acquiert la seigneurie de Lurcy-Lévis pour la somme considérable de 600 000 livres. Afin de financer une partie de cette acquisition, il décide, dès l’année suivante, de concéder l’exploitation de la forêt de Champroux à un marchand de bois parisien de renom, associé à deux financiers. Ce qui devait constituer une opération avantageuse se transforme cependant rapidement en un contentieux majeur. L’exploitation de la forêt donne lieu à de graves différends, au détriment de l’architecte, conduisant à l’ouverture d’un long procès qui s’étend sur plus d’une décennie. De 1757 à 1766, l’affaire est portée devant des juridictions d’exception, notamment la Table de Marbre de Paris et le Conseil du roi, témoignant de son importance et de ses enjeux. Ce litige suscite de nombreuses expertises, parmi lesquelles le remarquable « procès-verbal Mansart », vaste registre établi entre 1760 et 1761, qui constitue aujourd’hui une source précieuse pour la connaissance des pratiques forestières, juridiques et économiques de l’époque. À ces documents s’ajoutent de nombreux plans et relevés, conservés aux Archives nationales ainsi qu’aux Archives départementales. À travers cette affaire, c’est tout…

  • La porcelaine de Champroux : exploration d’une clientèle internationale – Claude Cajat

    Musée Anne-de-Beaujeu 5, place du colonel Laussedat, Moulins, France

    Il peut paraître surprenant qu’à ce jour n’ait jamais existé aucune étude sur la diffusion d’un produit aussi mythique, en Bourbonnais, que la porcelaine de Champroux ! C’est la cause vraisemblable, autour de son nom, d’une confusion avec celle de Couleuvre, et dans les meilleurs cas d’un mystère proche de la légende ! Le dissiper à l’occasion de cette conférence sera le propos de Claude Cajat, à partir de traces très concrètes trouvées dans des catalogues de collections muséales en langues anglaise, italienne et portugaise, ou sous forme d’épisodes dans la vie de cours royales européennes et de la Maison-Blanche à Washington, durant la première moitié du XIXe siècle.

  • Les barques solaires aux oiseaux de l’Allier – Klaus Jöken

    Musée Anne-de-Beaujeu 5, place du colonel Laussedat, Moulins, France

    Au milieu du XIXe siècle, deux pendentifs, appelés « barques solaires aux oiseaux », datant de la fin de l'âge du bronze (IXe siècle avant J.-C.) ont été découverts près de Charroux et La Ferté-Hauterive, dans le département de l'Allier. Grâce à l'intervention de la Société d’émulation du Bourbonnais, ils ont pu être acquis avec les objets qui les accompagnaient et se trouvent aujourd'hui au Musée Anne de Beaujeu. Ces objets se composent de plusieurs signes abstraits, chacun renvoyant à un thème pictural connu. Mis bout à bout, ces images racontent, comme dans une petite bande dessinée, le mythe de la création du monde. Les barques solaires de l'Allier nous offrent ainsi un aperçu unique des croyances de cette époque préhistorique.

  • La Maison de Chabannes, ancrage territorial et stratégies familiales à l’aube de la Renaissance (v. 1450-v. 1550) – Coline Mounin

    Château de Lapalisse , France

    Dès la fin du Moyen Âge et tout au long de la Renaissance, la maison de Chabannes connaît une forte expansion territoriale, en s’appuyant sur les dons, les achats et les alliances matrimoniales. Issue du Limousin, elle s’installe durablement dans le Bourbonnais à partir de 1430, faisant de la seigneurie et du château de La Palice le cœur de son pouvoir lignager. Les membres de cette famille offrent dès lors un exemple particulièrement révélateur des dynamiques nobiliaires à l’œuvre durant cette période. En partant du Bourbonnais, et en s’intéressant à la présence des branches de la famille de Chabannes sur d’autres territoires du royaume de France, il s’agira de mettre en lumière les modalités de construction de l’identité nobiliaire, ainsi que l’ancrage spatial de cette maison. Outils de légitimation et de perpétuation du statut nobiliaire, ces éléments s’inscrivent également dans les mécanismes de transmission qui jouent un rôle fondamental dans la consolidation du pouvoir familial. Coline Mounin, diplômée d’une licence d’histoire à l’Université Clermont Auvergne et d’un Master Cultures et Patrimoines de la Renaissance au Centre d’Études supérieures de la  Renaissance (CESR) à Tours.

  • Voyage aux prairies Osages, Victor Tixier (1839-1840) – Jean-Luc Galland

    Auditorium de la salle des fêtes Place Maréchal de Lattre de Tassigny, Moulins, France

    « Vivant avec les Osages, je voulais vivre comme eux, je voulais être Osage aux Prairies »  écrit Victor Tixier dans l’ouvrage relatant son séjour chez ce peuple amérindien, publié en 1842. Ce récit de Victor Tixier constitue l’une des premières, et sans doute la plus remarquable, des descriptions de la vie des Osages dans la première moitié du XIXème siècle. Pourquoi ce jeune étudiant en médecine, originaire du village de Saint-Pont dans l’Allier, embarque-t-il ainsi pour l’Amérique ? Quel regard porte-t-il sur l’Amérique de 1840, sur la vie dans la Prairie chez les Amérindiens ? Qu’est-il devenu à son retour en Bourbonnais ? La conférence tentera de donner des réponses à ces questions en voyageant au travers de quelques-uns de ses écrits sur les pas de Victor Tixier en Amérique, mais aussi en s’intéressant à l’étonnant érudit local qu’il fut jusqu’à la fin de sa vie.