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Aujourd’hui
  • Tronçais et Civrais dans les deux guerres – Alexandre Bessard

    Musée Anne-de-Beaujeu 5, place du colonel Laussedat, Moulins, France

    La forêt est par excellence le lieu du temps long qui enregistre en particulier les cycles critiques, les crises. J’ai orienté mes recherches sur le 20ème siècle et les deux guerres mondiales, le cycle le plus brutal de l’histoire du monde : 1914–1945. Loin du front de la Grande guerre, les arbres n’ont pas la mémoire directe des combats. Mais, ils se souviennent de la mobilisation industrielle de tous les moyens : armes, munitions, et matériaux dont bien entendu le bois qui a concerné directement leurs forêts de Tronçais et Civrais. S’ils pouvaient parler, ils diraient qu’eux aussi furent mobilisés. Ils se souviennent que l’état-major a détaché à partir de l’été 1915, des soldats pour produire piquets, rondins, caillebotis, planches, traverses de chemin de fer, bois de feu, etc…, et qu’en fin de compte, ici à l’arrière comme au front, les Américains vinrent nous renforcer. L’armistice du 11 novembre 1918 fit taire les armes. Une paix, qui pour paraphraser une citation célèbre n’était qu’une guerre sous une autre forme, et la grande dépression des années 30, allaient conduire au second conflit mondial. « Le dénouement de la guerre n’avait pas assuré la paix » écrivait alors le général de Gaulle. À nouveau en 1940,…

  • Louis Guillouet d’Orvilliers, du Bourbonnais à la guerre d’Indépendance américaine (1710-1792) – Clémence Douillot

    Musée Anne-de-Beaujeu 5, place du colonel Laussedat, Moulins, France

    Clémence Douillot, normalienne, spécialiste en histoire maritime L’Allier a été le berceau de nombreuses personnalités qui ont pris une part active à la guerre d’Indépendance américaine. Cette année anniversaire des 250 ans de la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis sont l’occasion de revenir sur l’un de ces personnages bien connu de Moulins, mais tombé injustement dans l’oubli de l’histoire, l’amiral Louis Guillouet d’Orvilliers. La bataille d’Ouessant du 27 juillet 1778 a témoigné de la capacité de la Marine royale à tenir tête à l’adversaire britannique et son retentissement a été considérable outre-Manche. Cependant l’échec de l’expédition franco-espagnole de 1779, mal préparée au niveau politique, a éclipsé des mémoires le dévouement inlassable de l’amiral d’Orvilliers à la Marine, son souci incessant de la formation des officiers et son style de commandement qui a marqué ses contemporains. A travers les journaux de bord français, anglais et espagnols, les lettres et archives conservées à Moulins, Brest, Rochefort et Paris, notre propos tentera de vous emmener au cœur de la réalité des armées navales et de remettre à l’honneur cette belle figure de la Marine royale, indissociable de l’histoire du Bourbonnais.

  • Gabriel Besson (1689-1765), de Moulins à la Musique du Roi – Jean-François « Maxou » Heintzen

    Médiathèque Samuel Paty 8, place Maréchal de Lattre de Tassigny, Moulins

    Le regretté André Recoules espérait que l’on écrive un jour l’histoire musicale de Moulins… À défaut de lui donner entière satisfaction, voici une nouvelle pierre à cet édifice. Chaînon manquant entre les « joueurs d’instrument » à l’œuvre au XVIIe siècle et les « symphonistes » du suivant, la carrière de ce musicien moulinois passé du Bourbonnais aux ors de Versailles mérite attention. Quelques décennies après les luthiers Desruisseaux et Baillon, puis le chanteur Jean Rousseau, et précédant de peu Antoine Dauvergne, Gabriel Besson suit une route dont nous ignorons encore bien des étapes, en particulier ses protecteurs. Membre des vingt-quatre violons de sa Majesté, il obtient de son beau-père une charge de joueur de musette et flûte sous la Régence. Pendant ce temps, son père et ses deux frères musiquent à Moulins, où l'on retrouve "Besson l'aîné et Besson le jeune" sur les livres de comptes de l'Académie de Musique de Moulins. Quelques-unes de ses compositions nous sont parvenues, et seront jouées durant cette conférence organisée en collaboration avec le Cercle Généalogique et Héraldique du Bourbonnais. En ouverture sera diffusé un documentaire sur les Académies de Musique en France au XVIIIe siècle, dans lequel un focus particulier est mis sur le cas moulinois.

  • 50 ans de tribune à l’église Sainte-Croix de Gannat, histoire de l’orgue Gannatoise – Christian Paul

    Salle de l'ancien tribunal (au dessus de la mairie de Gannat) 26, Place Hennequin, Gannat, France

    L’église Sainte-Croix de Gannat abrite un instrument remarquable, intimement lié à l’histoire musicale et spirituelle de la ville : son grand orgue. Depuis un demi-siècle, celui-ci est servi par son organiste titulaire, dont la longévité au clavier s’inscrit dans une tradition déjà ancienne à Gannat. Cinquante années d’exercice constituent en effet une durée exceptionnelle, mais non inédite. Le conférencier évoquera à ce titre son lointain prédécesseur, François de Boudemange, figure importante et incontournable de la vie musicale gannatoise en son temps, qui occupa lui aussi la tribune durant près de cinq décennies. Sa disparition subite en 1953, à l’âge de 66 ans, mit un terme à une carrière qui aurait pu se prolonger davantage encore. L’histoire de l’orgue montre d’ailleurs que nombre d’organistes ont conservé très tard leur maîtrise de l’instrument, certains demeurant de véritables « maîtres des jeux » bien au-delà de quatre-vingts ans. Le grand orgue de Sainte-Croix : un patrimoine classé La conférence sera également l’occasion de présenter l’instrument gannatois lui-même, reconnu pour sa valeur patrimoniale. Classé au titre des Monuments historiques en 1976, le grand orgue fit l’objet, en 1978, d’une restauration complète conduite par la Manufacture de Grandes Orgues Haerpfer-Herman de Boulay, en Moselle. Cette…

  • Quand la Gendarmerie faisait face à l’Histoire : une conférence exceptionnelle à l’École de gendarmerie de Montluçon

    Ecole de Gendarmerie Caserne Richemont - 95, avenue Jules Guesde, Montluçon, France

    À l’occasion du 80ᵉ anniversaire de la Libération et dans le cadre de la célébration des 50 ans de l’École de gendarmerie de Montluçon, la Société d’Émulation du Bourbonnais proposera, le vendredi 8 mai, une conférence historique exceptionnelle consacrée à la Gendarmerie nationale pendant la Seconde Guerre mondiale. Accueillie au sein même de l’École de gendarmerie de Montluçon, cette rencontre revêt une forte dimension symbolique. Le site de la caserne Richemont, aujourd’hui lieu de formation des gendarmes, fut en effet un espace stratégique durant la période 1940-1944, marqué à la fois par la présence des troupes allemandes et par l’action déterminée de la Résistance pour les en chasser. Un cadre particulièrement pertinent pour interroger le rôle, les choix et les engagements de la Gendarmerie dans ces années de tourmente. Une conférence à trois voix, au croisement de l’histoire et de l’engagement Cette conférence réunira trois historiens et spécialistes reconnus, dont les travaux font aujourd’hui référence sur l’histoire de la Gendarmerie nationale durant la Seconde Guerre mondiale : Georgia Pouliquen, auteure de "Un été 1944 à Vichy", ouvrage fondé sur le journal de son père, le lieutenant-colonel de gendarmerie Georges Pouliquen, témoignage rare sur l’action et le quotidien des gendarmes à…