Aller au contenu Atteindre le pied de page

Évènements pour 26 septembre 2024 - 24 août 2024

Navigation par consultations

Navigation de vues Évènement

Aujourd’hui

Louis Guillouet d’Orvilliers, du Bourbonnais à la guerre d’Indépendance américaine (1710-1792) – Clémence Douillot

Musée Anne-de-Beaujeu 5, place du colonel Laussedat, Moulins, France

Clémence Douillot, normalienne, spécialiste en histoire maritime L’Allier a été le berceau de nombreuses personnalités qui ont pris une part active à la guerre d’Indépendance américaine. Cette année anniversaire des 250 ans de la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis sont l’occasion de revenir sur l’un de ces personnages bien connu de Moulins, mais tombé injustement dans l’oubli de l’histoire, l’amiral Louis Guillouet d’Orvilliers. La bataille d’Ouessant du 27 juillet 1778 a témoigné de la capacité de la Marine royale à tenir tête à l’adversaire britannique et son retentissement a été considérable outre-Manche. Cependant l’échec de l’expédition franco-espagnole de 1779, mal préparée au niveau politique, a éclipsé des mémoires le dévouement inlassable de l’amiral d’Orvilliers à la Marine, son souci incessant de la formation des officiers et son style de commandement qui a marqué ses contemporains. A travers les journaux de bord français, anglais et espagnols, les lettres et archives conservées à Moulins, Brest, Rochefort et Paris, notre propos tentera de vous emmener au cœur de la réalité des armées navales et de remettre à l’honneur cette belle figure de la Marine royale, indissociable de l’histoire du Bourbonnais.

Gabriel Besson (1689-1765), de Moulins à la Musique du Roi – Jean-François « Maxou » Heintzen

Médiathèque Samuel Paty 8, place Maréchal de Lattre de Tassigny, Moulins

Le regretté André Recoules espérait que l’on écrive un jour l’histoire musicale de Moulins… À défaut de lui donner entière satisfaction, voici une nouvelle pierre à cet édifice. Chaînon manquant entre les « joueurs d’instrument » à l’œuvre au XVIIe siècle et les « symphonistes » du suivant, la carrière de ce musicien moulinois passé du Bourbonnais aux ors de Versailles mérite attention. Quelques décennies après les luthiers Desruisseaux et Baillon, puis le chanteur Jean Rousseau, et précédant de peu Antoine Dauvergne, Gabriel Besson suit une route dont nous ignorons encore bien des étapes, en particulier ses protecteurs. Membre des vingt-quatre violons de sa Majesté, il obtient de son beau-père une charge de joueur de musette et flûte sous la Régence. Pendant ce temps, son père et ses deux frères musiquent à Moulins, où l'on retrouve "Besson l'aîné et Besson le jeune" sur les livres de comptes de l'Académie de Musique de Moulins. Quelques-unes de ses compositions nous sont parvenues, et seront jouées durant cette conférence organisée en collaboration avec le Cercle Généalogique et Héraldique du Bourbonnais. En ouverture sera diffusé un documentaire sur les Académies de Musique en France au XVIIIe siècle, dans lequel un focus particulier est mis sur le cas moulinois.