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Évènements pour 26 septembre 2024 - 24 août 2024

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Aujourd’hui

La base américaine d’Yzeure : les Américains dans une petite ville du centre de la France (1951 -1957) – Thierry Pinaud et Maurice Thuizat

Salle de la démocratie locale Yzeure

Pourtant pas si ancienne, cette partie de l’histoire d’Yzeure a été peu explorée. Deux membres de la Société d’émulation ont souhaité faire découvrir ce pan de notre passé. La guerre froide à la suite de la deuxième guerre mondiale amena l’OTAN ( Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) à décider l’installation de bases américaines dans l’Europe de l’Ouest , en particulier en France. L’énorme base américaine de Chateauroux ne disposant pas de place suffisante, une annexe de la base aérienne s’est installée au parc d’Artillerie à Yzeure début 1951. 450 américains et 500 français y travaillaient pour une population d’Yzeure de 8000 personnes. L’activité initiale était la réparation de camions et matériels divers datant de la deuxième guerre. Il en arriva tellement qu’un dépôt supplémentaire fut installé à Pételoup à Montbeugny. Un entrepôt destiné au stockage fut aussi utilisé à Villefranche d’Allier . En 1957 , la base dut fermer pour déménager à Chateauroux. La conférence sera le complément du document de 45 pages sur le site de la ville d’Yzeure, des photos et vidéos permettront de se replonger dans cette histoire locale qui ne demande qu’à revivre.

Palaces et hôtels des stations thermales : un patrimoine architectural et historique méconnu – Yves Alix

Médiathèque Samuel Paty 8, place Maréchal de Lattre de Tassigny, Moulins

Le patrimoine hôtelier de Vichy a été magnifiquement exploré et documenté par Jacques Cousseau, qui, après la pionnière Catherine Labbaye, a consacré deux beaux livres aux palaces et grands hôtels de l’illustre station. Mais l’arbre cache un peu la forêt : le patrimoine hôtelier de Bourbon et Néris est largement négligé, et on peut en dire autant des grandes stations d’Auvergne, Châtelguyon, La Bourboule, Le Mont Dore ou Royat. Or, ces bâtiments souvent imposants, originaux, richement ornés, sont dans toutes ces stations parmi les marqueurs les plus visibles d’une efflorescence architecturale remarquable, et restent des témoins éloquents d’une époque révolue. A travers une promenade dans le Bourbonnais thermal, élargie à l’Auvergne et au-delà, notre propos essaiera de dégager les grandes lignes d’une histoire architecturale, touristique, mondaine et sociale indissociable de l’histoire des lieux.

Histoires de chasse avec le marquis de Foudras – François-Xavier Duchon

Musée Anne-de-Beaujeu 5, place du colonel Laussedat, Moulins, France

Qui donc était ce fameux « Marquis de Foudras » qui a régalé de ses romans tant de chasseurs bourbonnais et de bien d’autres amateurs de cette activité étonnante, aujourd’hui un peu passée de mode, mais qui a suscité naguère de furieuses passions ? Je vous propose de le découvrir pas à pas, en faisant le tour de ses œuvres figurant à la bibliothèque de la Société d’Emulation du Bourbonnais : une belle collection reliée de quinze volumes qui mérite un autre sort que celui qui lui est fait : sommeiller tranquillement sur les rayons de notre siège, au 93, rue de Paris. Bien sûr, cette découverte ne sera que partielle, car ce romancier fut fort prolixe, et nous ne possédons qu’une partie de sa production, je puis seulement vous garantir un dépaysement complet dans un monde disparu.

La construction des répertoires de bourrée – Bernard Coclet

Les Gauthiers 13, route de Trevol, Gennetines, France

Comment à partir de descriptions plus que sommaires de cette danse emblématique du centre de la France, nous arrivons à des pratiques précises. A partir de sources issues de pays de bourrées, nous étudierons la pratique actuelle à travers films et danses en direct. Notre mode de pensée influence notre façon de danser. Ce voyage au cœur de la bourrée pourrait être une occasion d’interroger nos certitudes et de construire nos doutes pour apprécier la danse pour ce qu’elle est. La recherche de la bourrée bourbonnaise sera notre fil conducteur. Depuis plus de 30 ans, parallèlement à sa pratique de danse, Bernard Coclet s'interroge sur les pratiques actuelles, les sources, les différentes formes de représentation, l'apprentissage et la communication en danse. Créateur du Grand Bal de l'Europe à Gennetines et du groupe Crédanse, il a animé plusieurs centaines de stages de danse, conférences, débats en France et en Europe.

Tronçais et Civrais dans les deux guerres – Alexandre Bessard

Musée Anne-de-Beaujeu 5, place du colonel Laussedat, Moulins, France

La forêt est par excellence le lieu du temps long qui enregistre en particulier les cycles critiques, les crises. J’ai orienté mes recherches sur le 20ème siècle et les deux guerres mondiales, le cycle le plus brutal de l’histoire du monde : 1914–1945. Loin du front de la Grande guerre, les arbres n’ont pas la mémoire directe des combats. Mais, ils se souviennent de la mobilisation industrielle de tous les moyens : armes, munitions, et matériaux dont bien entendu le bois qui a concerné directement leurs forêts de Tronçais et Civrais. S’ils pouvaient parler, ils diraient qu’eux aussi furent mobilisés. Ils se souviennent que l’état-major a détaché à partir de l’été 1915, des soldats pour produire piquets, rondins, caillebotis, planches, traverses de chemin de fer, bois de feu, etc…, et qu’en fin de compte, ici à l’arrière comme au front, les Américains vinrent nous renforcer. L’armistice du 11 novembre 1918 fit taire les armes. Une paix, qui pour paraphraser une citation célèbre n’était qu’une guerre sous une autre forme, et la grande dépression des années 30, allaient conduire au second conflit mondial. « Le dénouement de la guerre n’avait pas assuré la paix » écrivait alors le général de Gaulle. À nouveau en 1940,…

Louis Guillouet d’Orvilliers, du Bourbonnais à la guerre d’Indépendance américaine (1710-1792) – Clémence Douillot

Musée Anne-de-Beaujeu 5, place du colonel Laussedat, Moulins, France

Clémence Douillot, normalienne, spécialiste en histoire maritime L’Allier a été le berceau de nombreuses personnalités qui ont pris une part active à la guerre d’Indépendance américaine. Cette année anniversaire des 250 ans de la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis sont l’occasion de revenir sur l’un de ces personnages bien connu de Moulins, mais tombé injustement dans l’oubli de l’histoire, l’amiral Louis Guillouet d’Orvilliers. La bataille d’Ouessant du 27 juillet 1778 a témoigné de la capacité de la Marine royale à tenir tête à l’adversaire britannique et son retentissement a été considérable outre-Manche. Cependant l’échec de l’expédition franco-espagnole de 1779, mal préparée au niveau politique, a éclipsé des mémoires le dévouement inlassable de l’amiral d’Orvilliers à la Marine, son souci incessant de la formation des officiers et son style de commandement qui a marqué ses contemporains. A travers les journaux de bord français, anglais et espagnols, les lettres et archives conservées à Moulins, Brest, Rochefort et Paris, notre propos tentera de vous emmener au cœur de la réalité des armées navales et de remettre à l’honneur cette belle figure de la Marine royale, indissociable de l’histoire du Bourbonnais.

Gabriel Besson (1689-1765), de Moulins à la Musique du Roi – Jean-François « Maxou » Heintzen

Médiathèque Samuel Paty 8, place Maréchal de Lattre de Tassigny, Moulins

Le regretté André Recoules espérait que l’on écrive un jour l’histoire musicale de Moulins… À défaut de lui donner entière satisfaction, voici une nouvelle pierre à cet édifice. Chaînon manquant entre les « joueurs d’instrument » à l’œuvre au XVIIe siècle et les « symphonistes » du suivant, la carrière de ce musicien moulinois passé du Bourbonnais aux ors de Versailles mérite attention. Quelques décennies après les luthiers Desruisseaux et Baillon, puis le chanteur Jean Rousseau, et précédant de peu Antoine Dauvergne, Gabriel Besson suit une route dont nous ignorons encore bien des étapes, en particulier ses protecteurs. Membre des vingt-quatre violons de sa Majesté, il obtient de son beau-père une charge de joueur de musette et flûte sous la Régence. Pendant ce temps, son père et ses deux frères musiquent à Moulins, où l'on retrouve "Besson l'aîné et Besson le jeune" sur les livres de comptes de l'Académie de Musique de Moulins. Quelques-unes de ses compositions nous sont parvenues, et seront jouées durant cette conférence organisée en collaboration avec le Cercle Généalogique et Héraldique du Bourbonnais. En ouverture sera diffusé un documentaire sur les Académies de Musique en France au XVIIIe siècle, dans lequel un focus particulier est mis sur le cas moulinois.